Accueil Date de création : 14/04/09 Dernière mise à jour : 29/11/11 21:53 / 13 articles publiés

BIENVENUE  posté le mardi 14 avril 2009 13:55

Blog de belle-ile-en-mer :Un jeune de Belle-Isle-en-Mer parle de son île, BIENVENUE
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carte  posté le mardi 14 avril 2009 14:09

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Description  posté le mardi 14 avril 2009 14:21

Blog de belle-ile-en-mer :Un jeune de Belle-Isle-en-Mer parle de son île, Description

Description

Belle-Île est la plus grande des îles bretonnes. Elle se présente sous la forme d'un plateau de 17 km de long sur 9 km de large, soit 85 km² avec une altitude moyenne de 40 mètres entaillé par de nombreux petits vallons. La côte de l'île, constituée d'une roche friable faite de schistes et micaschistes mêlée de quartz, subit une érosion intense de la mer surtout sur la façade Sud Ouest tournée vers le large (Côte Sauvage). Il en résulte une côte très découpée, constituée en majorité de falaises. Témoin de cette érosion rapide, l'îlot de Lonègues, qui au Moyen Âge prolongeait la pointe des Poulains, a aujourd'hui pratiquement disparu sous les eaux. L'extrémité nord de l'île se prolonge d'îlots raccordés au socle principal par des bancs de sable où la mer s'insinue à marée haute.

Sur la côte exposée au Nord Est, face au continent et donc la plus abritée, débouchent deux rias qui ont permis la création des deux ports principaux de l'île : Le Palais et Sauzon. Sur cette même façade on trouve la grande plage de l'île (les Grands Sables).

La côte sauvage battue par la mer

Le climat de Belle-Île est très océanique et bénéficie d'un ensoleillement particulièrement important. Les gelées sont rares, il pleut plus rarement que sur le continent et les hivers sont doux (moyenne des minima 9°) ce qui permet aux plantes méditerranéennes, comme le palmier, la vigne, les figuiers, de prospérer dans les vallons abrités.

La côte sauvage par beau temps, alternance de plages et de falaises

Il ne reste plus trace de la végétation primitive qui a dû être une vaste lande boisée; le centre de l'île a été complètement défriché et divisé en lots d'environ 20 hectares attribués chacun à une famille lors de la colonisation de l'île au IXe siècle par les moines de Redon, et il est depuis consacré à l'agriculture. Une forêt de pins et de chataîgner a été replantée sur des terres de landes incultes au XVIIIe siècle par l'agronome Réaumur qui a introduit des méthodes plus rationnelles de culture et d'élevage. L'agriculture est réellement devenue prospère au XIXe siècle siècle (élevage ovin et bovin, culture de primeurs, mais aussi de blé nécessitant l'activité de cinq moulins à vent), et cela grâce à la forte demande des populations travaillant pour la marine marchande, les conserveries de sardines et les chantiers navals de bateaux de pêche. Elle est aujourd'hui en fort déclin, tout en conservant plusieurs exploitations d'élevaqe bovin et ovin, avec des cultures associées d'orge et de maïs, ainsi que du maraîchage. Les côtes Sud et Sud Ouest, les plus exposées, sont bordées d'une zone inculte brûlée par les embruns où les lapins sont nombreux: on y élève des chèvres.

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La place royale  posté le mardi 14 avril 2009 14:27


La citadelle du Palais.
Port Kerel.

Vauban est dépêché à Belle-Île en 1683 pour vérifier l'état des fortifications. À Palais, il constate que l'emplacement choisi pour la forteresse n'est pas approprié car il est dominé par plusieurs positions alentour. Il porte un regard sévère sur les précédents concepteurs et constructeurs de la citadelle[3]. Le déménagement de la citadelle sur l'autre rive qu'il propose est trop cher, et il doit se contenter de déplacer le village et l'église du Haut-Boulogne qui se trouvent à proximité afin de créer un glacis et de renforcer la citadelle existante. Mais les principales améliorations demandées par Vauban ne seront pas réalisées : construction d'une enceinte entourant la ville de Palais, construction de défenses suffisantes le long de la plage des Grands Sables qui constitue un lieu de débarquement idéal.

En 1686, les troupes de la coalition anglo-hollandaise tentent de débarquer sur la plage des Grands Sables mais sont repoussés. Un stratagème, qui fait croire que l'île est défendue par des troupes nombreuses, dissuade les assaillants de poursuivre leurs tentatives de débarquement.

En 1718, l'île est rachetée au petit-fils de Nicolas Fouquet et est rattachée directement au domaine royal. En 1720, l'île est confiée à la Compagnie des Indes : le Palais et Sauzon deviennent des ports francs. Les malversations qui s'ensuivent conduisent le roi à confier l'île à des fermiers généraux jusqu'en 1759 puis à compter de cette date à la province de Bretagne.

Un plateau intérieur cultivé avec une bande côtière en friche.
Maison familiale ou longère, avec son puits.

Durant la guerre de Sept Ans, Belle-Île est un enjeu stratégique important car elle est essentielle à l'avitaillement en eau potable de la flotte française. Les Britanniques s'emploient donc activement à la contrôler afin de menacer l'estuaire de la Loire et la ville de Nantes. La bataille navale des Cardinaux (à l'Est de Hoedic) leur assure la suprématie dans les eaux locales. En 1761 les Britanniques débarquent dans l'île sur la plage des Grands Sables. Des redoutes sont rapidement construites sur les hauteurs du Palais mais n'arrivent pas à contenir les attaquants qui installent leurs batteries de canons sur les hauteurs et protéger leur approche, selon le scénario qui avait motivé les demandes (refusées) d'extension des fortifications par Vauban. Au bout de trois semaines, l'enceinte principale ayant été battue en brèche par des navires anglais, le gouverneur de la citadelle doit se rendre, mais avec les honneurs de la guerre. Les Anglais occupent l'île jusqu'au traité de Paris en mai 1763 qui consacre la domination britannique sur les mers : les Britanniques restituent Belle-Île contre l'île de Minorque que les Français leur avaient pris. Le commandant anglais, le major Crawford, se voit remercier par le roi Louis XV pour la douceur avec laquelle il a gouverné ses sujets et gratifier d'un domaine sur l'île, érigé pour lui en domaine noble, où il reviendra plusieurs fois séjourner.

À partir de 1765, 78 familles d'Acadiens, rescapés du grand dérangement s'installent à Belle-Île. C'est l'occasion d'une grande entreprise de révision foncière appelée afféagement et de la levée d'un cadastre, un des seuls qui soient bien antérieur au premier cadastre napoléonien. Pour faciliter le redressement de l'île et encourager les volontaires Bellilois, ainsi que les réfugiés à cultiver la terre, des concessions valant titre de propriété sont attribuées à chaque famille : dix hectares de terres labourables, une maison d'un modèle uniforme, une aire à battre, une grange, des semences, des ustensiles et un pécule. Le résultat de cette politique est un demi-échec (la moitié des Acadiens ne s'adaptent pas et repartiront dans différentes régions de France). Cependant, la population croît d'un millier d'habitants jusqu'à la Révolution et toutes les anciennes familles îliennes ont des Acadiens parmi leurs ancêtres.

Durant la Révolution française, l'île est un enjeu important dans la lutte contre les Britanniques mais n'est jamais attaquée. Ses fortifications sont à l'époque et jusqu'en 1870 régulièrement modernisées.

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La pêche  posté le mardi 14 avril 2009 14:33

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Comme dans le reste de la Bretagne, la pêche sardinière se développe rapidement dans la seconde moitié du XIXe siècle à partir de la diffusion des techniques de conservation d'Appert. En 1855 on compte dix usines sardinières à Belle-Île. Le développement de la flottille de pêche entraîne en 1911 l'ouverture d'un chantier naval qui emploie une centaine de personnes. La population croît fortement jusqu'à atteindre 11 000 habitants en 1872. Vingt ans plus tard s'amorce le déclin à la fois démographique et économique dû en partie à l'épuisement des ressources halieutiques mais également à une modification des circuits de commercialisation.

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